Cada semana llegan a la redacción de Maxazine decenas de álbumes nuevos. Demasiados para escucharlos todos, y mucho menos revisarlos. Garantiza que se dejen atrás demasiados álbumes. Y eso es una pena. Por eso hoy publicamos un resumen de los álbumes que llegan a los editores en breves reseñas.
Valiant Sentinel – Neverealm
Valiant Sentinel est un groupe grec de power metal traditionnel fondé en 2018. Avec «Neverealm», Valiant Sentinel sort son deuxième album. Le premier album, «Valiant Sentinel», est paru en 2022 chez No Remorse Records. Cet album comportait de nombreuses participations, notamment celle de Fabio Leone du groupe italien de power metal Rhapsody Of Fire, et Valiant Sentinel y affichait également une forte parenté avec des groupes italiens de power metal tels que Rhapsody Of Fire et Rhapsody. «Neverealm» propose à nouveau des invités. Laura Guldemond (Burning Witches) chante sur le titre éponyme «Neverealm», tandis que Zak Stevens (Savatage/Circle II Circle) participe à «Arch Nemesis». En partie grâce à la participation du batteur Frederik Ehmke du groupe allemand Blind Guardian, qui ne fait pas partie de la formation permanente de Valiant Sentinel, le son se rapproche désormais davantage de celui des groupes allemands de power metal comme Blind Guardian, Avantasia et Gamma Ray. Le morceau le plus faible de l’album est «Come What May», déjà l’une des pires ballades de l’année. «Neverealm» est un album de power metal assez standard, solidement ancré dans les traditions italiennes et allemandes du genre. Agréable, mais sans plus. (Ad Keepers) (6/10) (Theogonia Records)
Paul Ricci – The Path
Paul Ricci est un multi-instrumentiste, compositeur et producteur américain qui a su se forger une place unique dans la musique fusion et instrumentale contemporaine au cours des dernières décennies. Puisant dans le jazz, le rock, la musique classique et les musiques du monde, Ricci est un musicien qui refuse toute étiquette de genre, ce que «The Path» démontre clairement. La guitare y joue un rôle central : l’album s’ouvre avec «Major Look», où Ricci affirme d’emblée son jeu virtuose. Le titre «The Path» est parfaitement choisi, car l’auditeur suit véritablement un parcours, allant d’improvisations rugueuses inspirées du jazz à des passages plus proches de l’ambient. L’écoute n’est jamais facile : les compositions sont complexes et riches en couches, impossibles à saisir pleinement en une seule écoute. Ricci se nourrit de nombreuses influences, ce qui s’entend particulièrement sur «Lobo», une pièce aventureuse et entraînante mêlant rythmes africains, lignes mélodiques orientales et un superbe solo de guitare final. C’est l’un des sommets de «The Path», aux côtés du morceau de clôture plus introspectif «Down on 6th St.». La production est soignée et moderne, avec un mix clair qui met en valeur les différentes strates des compositions. (Jeroen Mulder) (8/10) (Origin Records)
Kele – The Singing Winds Pt. 3
Le leader de Bloc Party, Kele Okereke, conclut avec ce troisième volet son ambitieux projet «The Elements», une trilogie d’albums née comme une expérience créative pendant le confinement. La particularité de cette série réside dans le fait que tous les sons, à l’exception du chant, sont créés à partir de sa guitare transformée. Cette contrainte a permis d’atteindre une cohérence sonore qui en fait l’un de ses albums solo les plus aboutis. Le titre d’ouverture «It Wasn’t Meant To Be» évoque la fin d’une relation, racontée non pas de manière lente ou douce, mais dans une forme de chaos maîtrisé. Le single «Hometown Edge» se penche sur des rues londoniennes comme Liverpool Street et Bethnal Green, où des mélodies accrocheuses ne parviennent pas à masquer la douleur des paroles. «Money Trouble» propose l’expression typiquement britannique ‘I’m going out out’ avant de se fondre dans des rythmes club, tandis que «Day And Night» rappelle les claviers scintillants de «Atmosphere» de Joy Division sur un beat palpitant. Des titres comme «Breathless» et le très folk grec «Kintsugi» illustrent la polyvalence d’Okereke. L’album se conclut avec «Holy Work», une tentative de trouver du réconfort dans l’amour et la religion combinés, laissant une impression d’achèvement. (William Brown) (7/10) (Kola)
Tremonti – The End Will Show Us How
Le guitariste renommé Mark Tremonti, connu pour son travail avec Creed et Alter Bridge, livre avec son sixième album solo son œuvre la plus lourde et la plus viscérale à ce jour. Accompagné d’Eric Friedman à la guitare, de Ryan Bennett à la batterie et de Tanner Keegan à la basse, il est retourné au Studio Barbarosa à Orlando pour enregistrer douze hymnes métalliques avec le producteur Michael Baskette. Le morceau d’ouverture «The Mother, The Earth and I» installe progressivement une atmosphère avant que la guitare ne gagne en puissance et en densité. «One More Time» démarre sur un riff de tronçonneuse qui captive l’auditeur pendant quatre minutes, tandis que «Just Too Much» et «Nails» illustrent une puissance métallique exaltante. La production est ample et polie, tout en restant proche du cœur battant de la musique. La voix de Tremonti, sans être son atout principal, convient bien à la profondeur émotionnelle de titres comme la ballade «It’s Not Over». Le morceau-titre associe force rythmique et paroles ascendantes, tandis que «I’ll Take My Chances» s’ouvre sur une introduction puissante en double tempo à la basse et à la batterie. L’album conserve une sonorité fraîche et moderne sans paraître daté, avec des morceaux épiques qui ne s’étirent jamais inutilement. (Anton Dupont) (8/10) (Napalm)
Rufus Wainwright – Dream Requiem
Le singer-songwriter et compositeur aux multiples facettes présente avec «Dream Requiem» une œuvre classique ambitieuse, écrite pendant la pandémie. Cet enregistrement live de la création mondiale en juin 2024 à Paris propose une composition pour orchestre, chœur, soprano et narrateur. Avec Meryl Streep en narratrice et la soprano Anna Prohaska, interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Mikko Franck, il s’agit d’un projet prestigieux commandé par de grandes institutions culturelles aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Europe. Le texte mêle des passages de la messe latine des morts au poème apocalyptique de Lord Byron, «Darkness», écrit après l’éruption du mont Tambora en 1815. Les deux textes sont traités de manière musicale distincte : le poème de Byron est principalement récité par la narratrice et soutenu par des arrangements orchestraux sombres, tandis que le texte latin du requiem est chanté par un grand chœur mixte, un chœur d’enfants et une soprano. Parmi les moments forts de cette œuvre d’une heure figurent l’extatique «Lux perpetua», le solo de violoncelle poignant de l’»Offertorium» et l’inquiétant «In paradisum». L’ingéniosité textuelle de Wainwright et son sens aigu de la mélodie font de «Dream Requiem» une expérience d’écoute constamment captivante et gratifiante. (Norman van den Wildenberg) (7/10) (Warner Classics)





